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Quand le genou lâche en même temps que le couple : ce que le corps garde de nos ruptures

Photo du rédacteur: CARINE GULDNER
CARINE GULDNER
16 oct.
3 min de lecture

Elle est arrivée pour de l'eau. Une rétention d'eau importante, parfois douloureuse, qui s'installait sans raison apparente. Ses bilans médicaux étaient revenus à la normale. Pourtant, son corps continuait de retenir.

C'est une situation que je rencontre souvent dans mon cabinet. Les examens disent « tout va bien », et le corps dit autre chose. Ce n'est pas qu'il se trompe : il parle simplement une autre langue que celle des analyses.

Un corps sportif, un corps marqué

Cette femme d'une quarantaine d'années est une sportive. Elle a longtemps pratiqué l'équitation, la course, l'escalade. Son corps porte aussi les traces de ce mouvement : une rupture de ligament et une fissure du ménisque au genou, puis une fracture au coude.

En l'écoutant, un détail m'a arrêtée. La blessure au genou est survenue la même année que sa séparation d'avec le père de ses enfants.

Hasard du calendrier ? Peut-être. Mais en séance, je ne cherche pas à prouver un lien. Je regarde ce que le corps et l'inconscient en disent.

Le genou, l'articulation qui plie… ou qui cède

Le genou est l'articulation qui nous permet d'avancer, de plier sans casser, de nous relever. Quand il lâche au moment où une vie à deux se rompt, la question mérite d'être posée : qu'est-ce qui, à ce moment-là, ne pouvait plus porter ?

Pendant la séance, j'ai travaillé à la fois sur le corps physique et sur le corps émotionnel. C'est le cœur de ma pratique : je ne choisis pas une technique, j'associe ce dont la personne a besoin. Ici, le travail corporel en Ortho-Bionomy, l'écoute des fascias, le langage direct avec l'inconscient et le travail énergétique se sont répondu tout au long du soin.

Ce que l'inconscient a fait remonter

Plusieurs couches sont apparues, l'une après l'autre.

Une tristesse très ancienne, liée à sa naissance. Une part de son énergie semblait être « restée en arrière » à ce moment-là, comme si elle n'avait jamais été pleinement rapatriée. Nous avons travaillé à la lui rendre.

La rupture et le genou. Nous avons mis en lien la blessure et la séparation vécues en même temps. Nommer ce lien ne change pas le passé, mais permet souvent au corps de cesser de porter seul ce que l'esprit n'avait pas eu le temps de traverser.

Son énergie personnelle et son féminin. Après des années à tenir pour les autres, il était temps de l'aider à retrouver ce qui lui appartient.

Un blocage de l'adolescence, resté dans l'ombre, que nous avons pu libérer en douceur.

Une culpabilité de deuil. Son cheval, un compagnon très aimé, était mort l'année précédente. Elle portait le sentiment de ne pas avoir fait assez pour lui. Cette culpabilité, silencieuse, occupait encore beaucoup de place.

Pourquoi l'eau ?

Je ne prétends pas que la rétention d'eau « venait » de ses émotions. Chaque corps a son histoire, et le suivi médical reste indispensable. Mais je constate souvent qu'un corps qui retient physiquement retient aussi autre chose : des larmes non pleurées, des deuils non faits, des ruptures qu'on a traversées en serrant les dents.

Travailler le corps, l'émotionnel, le mental et l'inconscient dans un même soin, c'est donner à toutes ces couches la possibilité de se libérer ensemble, plutôt que de les traiter une par une.

Et vous ?

Avez-vous déjà remarqué qu'une douleur ou une blessure était apparue à un moment charnière de votre vie ? Le corps garde la mémoire de ce que nous traversons. Parfois, il suffit d'aller écouter là où il s'est bloqué pour que le chemin se remette à avancer.

Si vous sentez que votre corps vous parle et que vous ne comprenez pas encore ce qu'il dit, je vous accompagne en cabinet.

Ce récit est anonymisé. Mon accompagnement ne remplace pas un suivi médical.

 
 
 

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